Classement par auteur

jeudi 2 juin 2011

Karen Maitland - La Compagnie des Menteurs - 2008

* Comment j'ai découvert ce livre...
Mon copain l'a reçu pour Noël et me l'a prêté (mais il ne l'a pas encore lu !).

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :
Sans savoir réellement pourquoi, j'ai toujours été rebutée par les romans historiques. Peur d'être déçue, de lire de "fausses" histoires inscrites dans la "vraie"... Peut-être qu'étant habituée aux ouvrages universitaires j'éprouvais une certaine fierté inconsciente à ne pas tomber dans la vulgarisation... Toujours est-il que jusque là, je n'avais jamais ouvert un livre dont l'action se déroule dans le passé, si l'on met de côté le XXe siècle. En outre, j'ai toujours trouvé le Moyen-Âge particulièrement ennuyeux (mais ça c'est plutôt de la faute de mes profs de fac). Alors pourquoi lire ce livre ?!!! Parce qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !

* L'histoire :
1348. La peste a envahi l'Angleterre. Un vieux marchand de reliques, Camelot, se prépare à fuir vers le Nord pour éviter la contagion. En chemin, il va rencontrer huit personnes qui deviendront ses compagnons de voyage : un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte. Ensemble, ils vont devoir affronter de terribles périls : la faim, le froid, la pluie et surtout la peur. Peur de la "pestilence", peur des loups-garous, peur des voleurs, peur des autres voyageurs... Leur voyage est long, difficile et douloureux. Il va durer plus d'un an, dans cette Angleterre exsangue et détrempée par cette pluie qui ne cesse de tomber. Nos voyageurs vont traverser des villages touchés par la peste, d'autres où les habitants tentent désespérément d'échapper à la maladie par tous les moyens. Ils vont subir de multiples péripéties et un danger bien plus grand que la peste va peu à peu les envelopper et les plonger dans l'effroi. Chaque voyageur cache en effet de terribles secrets qui risquent de causer leur perte...

* Mon avis :
Difficile de refermer ce livre une fois qu'on l'a ouvert ! Le lecteur est plongé dans une ambiance extrêmement bien retranscrite et tellement réaliste que l'on ressentirait presque avec les voyageurs la pluie, le froid, la fatigue et la peur. J'insiste sur les descriptions qui sont de grande qualité. Qu'il s'agisse du physique et du caractère des personnages ou bien des lieux, tout est développé avec une grande précision, sans pour autant être ennuyeux. J'ai adoré l'ambiance morbide du livre et la découverte des secrets de chacun des personnages. Surtout, on a terriblement envie de savoir s'il vont s'en sortir ! Ce livre m'a donc particulièrement plu et j'ai même été triste de le refermer et de quitter les personnages.

dimanche 29 mai 2011

Guy de Maupassant - Le Horla - 1887

* Comment j'ai découvert ce livre...

Actuellement, au collège, on reçoit les nouveaux manuels pour la rentrée. Les collègues de lettres ont la chance de recevoir aussi des exemplaires des livres qui s'intègrent dans les thèmes de leur programme comme par exemple "Le récit au XIXème siècle". C'est ainsi qu'une gentille collègue m'a donné un exemplaire du Horla !

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :

J'adore le XIXème siècle. Je suis une grande habituée de Zola mais il se trouve que je n'avais jamais lu de Maupassant... Il était donc grand temps de remédier à cela !

* L'histoire :
Le Horla est une nouvelle relatée sous la forme d'un journal intime écrit par un jeune homme de bonne famille. Il vit avec ses domestiques en Normandie, dans une grande maison en bords de Seine. Il aime se ressourcer dans son jardin et regarder passer les bateaux sur le fleuve. Un jour, un grand trois-mât brésilien passe devant lui et le narrateur salue les matelots. Suite à cet événement quelque peu banal, notre jeune homme va rapidement être sujets à des fièvres. Très vite, il va subir de terribles cauchemars et, lorsqu'il s'aperçoit que son lait est régulièrement bu à son réveil, il sombre dans la terreur. Pour essayer de conjurer cette présence qu'il ressent, le jeune homme va entreprendre plusieurs voyages mais, à son retour, les phénomènes inexpliqués ressurgissent...

* Mon avis : 
Un classique. On le lit en quelques heures, fasciné par la descente aux enfers du narrateur et on s'interroge sur son état mental : Folie ? Schizophrénie ? Et si ces hallucinations étaient réelles ? Au-delà de l'aspect psychologique, cette nouvelle est un témoignage de la vie quotidienne des bourgeois du XIXème siècle et je dois dire que j'ai également beaucoup apprécié cet aspect-là de l’œuvre ! Le petit plus de l'édition collège : des quizz, une analyse de l’œuvre, des repères chronologiques, la biographie de Maupassant et des textes d'autres auteurs sur la folie et la peur !

jeudi 26 mai 2011

Hugh Laurie - Tout est sous contrôle - 2009

* Comment j'ai découvert ce livre...

Je l'ai trouvé dans la bibliothèque d'amis, tout près des Contes de Beedle le Barde et je suis repartie avec ces deux livres sous le bras !

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :

Je ne suis pas une grande fan de Dr House mais, comme beaucoup d'entre vous je pense, j'aime bien le personnage et son humour ! On assimile souvent un acteur à son rôle principal et je voulais voir si Hugh Laurie était aussi corrosif que le médecin qu'il joue...
* L'histoire :
"The Gun Seller" (titre en vo) est un thriller écrit en 1999 traduit récemment avant tout grâce au succès de la série télévisée. Il s'agit de l'histoire d'un ancien militaire, Thomas Lang, qui se retrouve mêlé on ne sait trop comment à une affaire de terrorisme international. L'accroche du livre est intéressante et fait plutôt envie : "Quand on lui propose 100 000 $ pour tuer un riche homme d'affaires, non seulement il a l'indécence de refuser mais il tente en plus de prévenir la victime". En lisant ça, on se dit : "Chouette, ça a l'air tout plein de bagarres et de testostérone mais aussi d'humour". C'est en effet le cas : le récit est à la première personne et Thomas Lang nous raconte donc comment il va infiltrer un groupe terroriste lié à des puissants hommes d'affaires et politiques de la planète dont l'objectif est de "promouvoir" une nouvelle arme hyper sophistiquée et hyper méga tueuse...

* Mon avis :
Pffffffiouuuuuuu, quel ennui... J'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de mal à entrer dans l'histoire et à me faire au style de Laurie (encore une fois, on va l'excuser en émettant l'hypothèse que c'est la traduction qui est mauvaise). Le protagoniste est un connard méprisant et comme c'est lui qui raconte... on en vient vite à le détester ! Bon, quelques traits d'humour sont sympathiques, je le reconnais. Au delà de cela, je ne sais pas si je n'ai pas aimé à cause de l'histoire en elle-même ou du fait que ce soit un thriller. Je m'explique. Je n'avais jamais lu de livre d'espionnage/policier/sur les terroristes et peut-être que je n'aime tout simplement pas ce genre littéraire. Toujours est-il que cette histoire-là ne m'a pas du tout captivée. Je me suis forcée à finir le livre et comme j'étais souvent distraite, je n'ai pas bien suivi toute l'histoire et finalement je n'ai pas tout compris (et le pire c'est que je m'en fiche). Après avoir lu diverses critiques sur tout plein de blogs littéraires (ce livre a un succès fou !), je me suis aperçue que mon avis ne fait pas figure d'exception. Donc pour résumer :
Hugh Laurie est un très très bon acteur, plutôt bel homme selon beaucoup de filles, avec certaines qualités de chanteur paraît-il (là je passe mon tour, je n'aime pas sa voix), mais certainement pas un écrivain qui marquera les annales.

mercredi 27 avril 2011

Jostein Gaarder - Le Monde de Sophie - 1995

* Comment j'ai découvert ce livre...
L'histoire qui me lie à ce livre est assez originale. En Terminale, ma prof de philo nous l'avait conseillé pour mieux comprendre les notions vues en classe. Je n'ai pas suivi son conseil à l'époque (!) mais j'ai étonnamment gardé en mémoire le titre de ce livre. Et c'est près de 10 ans après mon bac que je me suis remémoré cet ouvrage en lisant Et Nietzsche a pleuré d'Irvin Yalom.

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire : Lorsque j'ai lu le roman d'Irvin Yalom sur Nietschze, je me suis aperçue que mes bases en philosophie étaient anciennes et bien fragiles... Interpellée par diverses réflexions liées à des conversations et à des lectures que j'ai pu avoir, j'ai décidé de commencer à combler mes nombreuses lacunes dans ce domaine.


* L'histoire :

Sophie est une jeune lycéenne norvégienne comme les autres et elle va bientôt fêter ses 15 ans avec ses amis. Un après-midi, en rentrant de l'école, elle découvre une petite enveloppe qui lui est adressée. A l'intérieur, une carte avec cette mention :"Qui es-tu ?"...

Extrait :
Quelle question idiote ! comme si elle ne savait pas qu'elle était Sophie Amundsen ! Mais qui était cette Sophie en définitive ? Elle ne savait pas trop au juste. Et si elle s'était appelée autrement ? Anne Knutsen, par exemple. Aurait-elle été quelqu'un d'autre ? Elle se rappela tout à coup que Papa avait d'abord voulu l'appeler Synnove. Sophie essaya de s'imaginer tendant la main et se présentant sous le nom de Synnove Amundsen, mais non, ça n'allait pas. C'était chaque fois une fille complètement différente qui surgissait.

Très vite, Sophie va recevoir une autre question : "D'où vient le monde ?", suscitant chez elle de nouvelles réflexions. Le lendemain, ce n'est plus une carte qui est glissée dans la boite aux lettres mais une grande enveloppe, contenant plusieurs feuillets et sur lequel est noté "Cours de philosophie, à manipuler avec grande précaution"... C'est ainsi que débute l'initiation philosophique que le mystérieux Alberto Knoxx va donner à la jeune fille. Le roman est donc entrecoupé de véritables leçons sur les grands philosophes et leurs pensées de la Grèce Antique jusqu'à nos jours. Sophie va sortir bouleversée de ses lectures, tout comme le lecteur qui va partager avec elle les rebondissements de son quotidien notamment les allusions constantes à une autre jeune fille, Hilde, qui va bientôt fêter elle aussi ses 15 ans.


* Mon avis :Ce roman devrait être inscrit dans les programmes officiels ! Il aborde la philosophie et ses notions complexes de façon originale, avec un roman. Ce dernier est entraînant : on est très vite passionné par les aventures de Sophie, parfois surréalistes, et surtout par son étrange professeur de philosophie. Les cours en eux-même sont clairs et concis et posent les bases des principaux courants philosophique, ce qui m'a permis d'apprendre beaucoup beaucoup de choses. Je devrai d'ailleurs les relire et prendre des notes pour mieux les intégrer ! Ce roman m'a suivi au printemps, il a été lu essentiellement au bord de l'eau, et il restera associé dans mon esprit à des moments très agréables de découverte, d'apprentissage et de détente. A lire absolument !

mercredi 20 avril 2011

Agatha Christie - Le train bleu - 1928

* Comment j'ai découvert ce livre...
Promis, je vais varier mes comptes-rendus !! Mais que voulez-vous, j'étais dans un cycle Agatha Christie, quand on aime, on ne compte pas !

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :
L'ambiance luxueuse et délicieusement désuète de ces trains qui emmenaient le gratin de l'entre-deux-guerre sur la riviera m'a beaucoup tentée.

* L'histoire :
Hercule Poirot doit résoudre le meurtre d'une riche héritière perpétué lors du trajet Paris-Nice. Étant en instance de divorce, son mari est rapidement soupçonné. Mais son amant, au passé douteux, n'est-il pas coupable ? Et si l'assassin était tout simplement étranger au cercle de la jeune femme et en voulait à ses rubis ?

* Mon avis :
Une histoire courte et sympathique, qui suit le schéma classique employé par la reine du crime. Rien de bien original. Si vous voulez lire un Agatha Christie, ne commencez donc pas par celui-ci. Le principal attrait de cette histoire réside dans le personnage de Katherine, ancienne dame de compagnie ayant hérité de sa maîtresse défunte, et témoin du crime. Sa découverte du quotidien de la haute société est particulièrement intéressante !

Pour finir, une petite devinette en lien avec les polars que j'aime tant !
Quelle est la différence entre un meurtre et un assassinat ?

jeudi 14 avril 2011

Agatha Christie - Cinq heures vingt-cinq - 1931

* Comment j'ai découvert ce livre...

Troisième Agatha Christie de ce blog et c'est loin d'être le dernier car j'en ai cinq qui m'attendent sur mon étagère et une petite dizaine chez mes parents ! J'espère donc ne pas vous lasser avec mon auteur fétiche...* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :- Pour retrouver une fois encore cette ambiance que j'aime tant.
- Parce que l'accroche surnaturelle m'a plu : "A cinq-heures vingt-cinq, une table tournante annonce l'assassinat du capitaine Trevelyan...". J'ai été très curieuse de voir comment la reine du crime allait troubler le lecteur avec ce phénomène...
* L'histoire :Sittaford est un petit hameau perdu au fin fond de l'Angleterre, non loin du petit village de Dartmoor, où se trouve l'immense demeure du riche capitaine Trevelyan, entourée de cottages qu'il loue. L'hiver étant très rude, le capitaine a choisi de s'installer dans une petite maison du village plus accessible. Il a loué Sittaford House à Mrs Willett, veuve sud-africaine, et à sa fille, Violette. Ces dernières, très mondaines, invitent régulièrement tous les habitants du hameau à prendre le thé. C'est lors d'une de ces petites réceptions que les invités décident de s'amuser à invoquer les esprits. Parmi les voisins se trouve le major Burnaby, vieil ami de Trevelyan. Quelle n'est pas la stupeur de la petite assemblée lorsqu'un "esprit" se manifeste et annonce la mort du capitaine à 5h25 précises ! Certains sont amusés, d'autres troublés. Burnaby, incrédule, décide tout de même d'en avoir le cœur net et file en direction du village malgré la tempête de neige. Et là, la prédiction s'avère réelle : le capitaine a été assassiné. La police trouve rapidement en la personne du neveu de Trevelyan le suspect idéal. Sa jeune et énergique fiancée, Emilie, va alors mener sa propre enquête au sein du hameau, aidée d'un jeune journaliste amouraché.* Mon avis :C'est simple, j'ai adoré. Ce court roman, au rythme trépidant, attise votre curiosité et Agatha Christie excelle une fois encore dans l'art de troubler le lecteur. Elle pousse à la réflexion ! La révélation finale est particulièrement intéressante. Les personnages d'Emilie et de Charles sont sympathiques et le petit chassé-croisé amoureux qu'ils mènent ajoute du peps à l'histoire. La belle Emilie va-t-elle abandonner son fiancé au profit du journaliste ?!

dimanche 10 avril 2011

Rosamund Lupton - A toi ma soeur - 2010

* Comment j'ai découvert ce livre...

Je l'ai emprunté à ma mère !

* Pourquoi j'ai eu envie de le lire :

J'ai été convaincue par les arguments de ma maman : un livre qui se lit vite, une histoire qui suscite la curiosité, quelques similitudes avec La Princesse des Glaces de Camilla Läckberg. Encore un livre pas prise de tête idéal pour mes vacances de février (oui je sais, j'ai du retard dans mon blog !).

* L'histoire :
Béatrice, jeune anglaise exilée à New York, revient à Londres suite au décès de sa sœur Tess qui, selon la police, se serait suicidée. Béatrice ne croit pas une seule seconde sa sœur capable de se donner la mort et va alors entreprendre une enquête pour trouver son assassin. Tess étant enceinte de son professeur d'université marié, tous les soupçons se portent rapidement sur lui...
* Mon avis :J'ai eu du mal à apprécier la lecture de ce livre dans un premier temps à cause de la forme. Il s'agit en effet d'un roman épistolaire : Béatrice écrit une longue lettre à sa sœur défunte. D'habitude, j'adore les romans épistolaires mais là, le ton larmoyant de Béatrice m'a horripilée. En outre, j'ai été déstabilisée par la lecture d'un second récit mis en abyme par l'auteur, celui de Béatrice à son avocat, qui brouille un tant soit peu la chronologie de l'enquête.
J'ose espérer que cette sensation est causée par la traduction et qu'on ne retrouve pas ces défauts en langue originelle.
Malgré tout, on s'attache à Béatrice, qui se révèle courageuse et obstinée ,et la curiosité l'emporte sur la faibles
se du style. Même si l'auteur tire des ficelles assez théâtrales, on a hâte d'arriver au dénouement de l'affaire et de savoir qui est le meurtrier. Ce livre se lit extrêmement vite - quelques heures pour ma part - et je n'en garderai pas un grand souvenir. Il me donne au contraire envie de poursuivre la saga de Camilla Läckberg qui est beaucoup plus talentueuse !