Classement par auteur

jeudi 13 mars 2014

Patricia MacDonald - Rapt de nuit - 2009

Emprunté à Hanoï. Lu à Hoi An (Vietnam).

Présentation de l'éditeur :
Tess a neuf ans lorsque sa soeur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée. Grâce à son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé et exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que ce n'est pas son ADN qu'on a retrouvé sur Phoebe. Bouleversée, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre ce cauchemar... et de passer pour le suspect principal du meurtre de sa soeur.

Mon avis :
Je découvre avec ce livre Patricia MacDonald,véritable star du thriller, qui compte à son actif des dizaines de livres. Ce n'est pas une histoire très alambiquée et l'auteur a tiré certaines ficelles trop faciles. Dans le caractère des personnages par exemple, à l'image de l'héroïne, sorte de mère-courage qui cherche tant à retrouver l'assassin de sa sœur ; ou le policier malhonnête qui va l'accuser du meurtre  ; ou encore l'ancien voisin louche qui réapparaît. L'intrigue de départ est intéressante et le lecteur est promené d'une piste à l'autre sans voir venir le dénouement (point positif). Distrayant mais sans plus.

jeudi 20 février 2014

Jonas Jonasson - Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - 2011

Livre emprunté à la bibliothèque d'une auberge de jeunesse à Nanning (Chine), déposé à Kuala Lumpur (Malaisie). Lu pendant le trajet de bus Nanning-Hanoï (Vietnam).

* Présentation de l'éditeur :
Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

* Mon avis :
Complètement déjanté et hilarant, ce livre se lit d'une traite ! La formidable aventure d'Allan lui fait vivre des situations totalement ubuesques et rencontrer des personnages hauts en couleurs. Son histoire personnelle, qui se superpose à celle du XXe siècle, est elle aussi improbable mais tellement drôle ! Impossible de lire ce livre sans rire (ce qui m'a attiré des regards circonspects dans le bus...). Et pour le clin d’œil, je le classe aussi dans la catégorie "histoire" de ce blog !

samedi 8 février 2014

Bernard Werber - Le rire du cyclope - 2012

Premier livre voyageur de mon tour du monde ! Emprunté à la bibliothèque d'une auberge de jeunesse à Guilin (Chine), déposé à celle d'un petit hôtel de la vieille ville d’Hanoï (Vietnam).

* Présentation de l'éditeur :
Après un brillant spectacle à l'Olympia, « le Français le plus aimé des Français », le comique Darius Miroslav Wozniak, dit Le Cyclope, meurt dans sa loge d'une crise cardiaque après un incroyable éclat de rire. Le garde du corps de Darius et le pompier de service, discutant devant la porte de sa loge, fermée à double tour, sont les seuls témoins de la scène.
Aussitôt l'événement est nationalisé et au Guetteur Moderne, tous les journalistes du service société du magazine se creusent la tête pour trouver les meilleures idées d'articles. La jeune pigiste, journaliste scientifique, Lucrèce Nemrod, émet contre l'avis de tous l'hypothèse que Darius Wozniak soit mort de rire. Malgré l'apparente stupidité de cette théorie et la désapprobation de sa chef de service et de tous ses collègues, la jeune journaliste parvient à convaincre sa supérieure de l'autoriser à mener une enquête. Lucrèce se rend donc chez son ex-compagnon d'aventure Isidore Katzenberg afin de le convaincre de l'aider à résoudre ce nouveau mystère.

* Mon avis :
De Werber, je n'avais lu que la célèbre Trilogie des Dieux, il y a presque trois ans. J'avais été très partagée par le style de l'auteur. Certains éléments m'avaient énormément plu tandis que d'autres m'avaient horripilée. J'appréhendais donc l'idée de relire du Werber mais la curiosité a pris le dessus (et c'était le seul livre disponible en français dans cette bibliothèque). Le thème central de l'histoire m'a semblé tiré par les cheveux, bien plus pauvre que celui développé dans la Trilogie des Dieux. Globalement, le rythme de l'histoire est soutenu et malgré la remarque précédente, j'étais plutôt curieuse de connaître la suite de l'enquête (ou plutôt de la quête) de Lucrèce et Isidore. Je sais, c'est un peu contradictoire mais je voulais connaître le fin mot de l'histoire et voir où l'auteur voulait en venir. Fait original, les chapitres sont séparés par des histoires drôles ! Certaines sont vraiment très bonnes, voila pourquoi je classerai aussi, par clin d’œil, ce roman dans la catégorie "humour" du blog. En tout cas, je crois que je ne retenterai pas l'expérience Werber, sauf si je n'ai que ça sous la main...

dimanche 12 janvier 2014

Ken Follett - La marque de Windfield - 1994

Livre lu en version numérique en Chine.

* Présentation de l'éditeur :
L’action se déroule dans le Londres du XIXe siècle. Plusieurs élèves du collège de Windfield sont impliqués dans un incident au cours duquel un des leurs, Peter, se noie. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité… Ken Follett dépeint la vie de jeunes gens faite de passion, de traitrise, de manipulation et de meurtres.

* Mon avis :
Si ce roman n'est pas autant étoffé que les grandes sagas de Ken Follett, il recèle pourtant de beaucoup d'attraits. Il dépeint l'univers de la haute bourgeoisie anglaise de l'époque victorienne et l'univers fascinants des grands banquiers - classe sociale émergente à cette époque. Sans surprise, l'époque est fidèlement retranscrite et Ken Follett nous fait réellement voyager dans le temps. Le côté saga est bien présent (ce que j'aime tant chez cet auteur) et l'on suit les différents personnages de leur enfance à l'âge adulte. Amours, passions, trahisons, manipulations... sont bien présents au rendez-vous ! Petite originalité par rapport à la saga du Siècle ou à ses grandes sagas médiévales, un meurtre est au cœur de l'intrigue, donnant un petit côté "thriller historique" à la trame de fond, ce qui n'a pas été pour me déplaire, moi qui aime tant les crimes (en littérature bien entendu). Il est amusant de constater que l'on retrouve de nombreux traits communs entre les personnages de La Marque de Windfield et les autres romans de Ken Follett, comme s'il faisait voyager dans le temps ses héros. Ainsi, Maisie Robinson rappelle la Ethel du Siècle ou Caris d'Un Monde Sans Fin ! Ken Follett l'a d'ailleurs reconnu lors d'une interview télévisée que j'ai visionnée il y a quelques mois. Je conseille donc ce roman à tous ceux qui veulent découvrir la "patte" de Ken Follett sans pour autant tout de suite plonger dans l'un de ses énormes pavés ! Attention ! Si vous le faites, vous ne pourrez pas vous empêcher de lire ses très gros livres ! Pour ceux qui aiment l'auteur, c'est un très bon passe-temps en attendant le troisième tome du Siècle.

mercredi 4 décembre 2013

Emile Zola - La bête humaine - 1890

Livre lu en version numérique au Japon et en Chine.


* Présentation de l'éditeur :
Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d'une lignée maudite. Lantier a assisté au meurtre d'un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d'elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à " la hèle enragée qu'il sent en lui " à la seule vue de la nudité d'une femme.

* Mon avis :
Je tiens à mettre à profit mon tour du monde pour me "faire une culture littéraire" et lire des grands classiques, notamment la saga des Rougon-Macquart de Zola. Cela tombe plutôt bien : ils sont gratuits sur kindle ! J'ai donc commencé à lire en numérique et je dois dire que je suis séduite. L'écran n'est pas gênant (non rétro-éclairé, il ne fait pas mal aux yeux), la kindle est très légère et l'autonomie importante. Surtout, j'ai pu emmener avec moi des dizaines de livres et de guides de voyage pour à peine 150 grammes ! Revenons au livre en lui-même. Pour beaucoup, Zola est associé à des lectures "forcées", des lectures scolaires, au collège ou pour le bac. Nombreux sont ceux qui trouvent ces livres compliqués ou ennuyeux. Pourtant, Zola, c'est tout sauf ça ! La Bête Humaine m'a tenue en haleine pendant toute la lecture. Le livre est cru, dur et certains passages choquent. L'intrigue, à la limite du roman policier, est renforcée par les fabuleuses descriptions de l'univers du chemin de fer. Surtout, le détail apporté au caractère et aux tares de chaque personnage (l'objet même de l’œuvre de Zola : étudier la nature humaine) rendent la lecture de ce roman fascinant.

Sylvie Brunel - La planète disneylandisée - 2012 (deuxième édition)

Livre lu en version numérique au Japon.


* Présentation de l'éditeur :
Le tourisme transforme une partie de la planète en  un immense parc d'attractions. Un Disneyland grandeur nature, où les geysers jaillissent à heures fixes, les centres-villes deviennent des décors de cinéma, les îles "désertes" et les forêts "sauvages" des lieux parfaitement aménagés pour  jouer les Robinson ou les Tarzan. Faut-il s'en affliger ? Pas forcément : nous sommes tous des touristes, un jour ou l'autre, même si nous nous en défendons. Et parce que nous sommes 800 millions, nous façonnons les paysages et redessinons le monde. Ce livre raconte un tour du monde en famille. Avec les enfants à distraire et douaniers en amadouer. Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie, Etats-Unis, Canada, Brésil... autant de destinations que la plume alerte de Sylvie Brunel décrit avec talent et humour.

* Mon avis :
Je n'avais pas lu de livre de géographie depuis le CAPES ! Cella faisait un certain temps pourtant que je voulais lire celui-là. J'ai attendu d'être moi-même en tour du monde pour m'y plonger. Touriste pendant un an, je voulais me préparer à ce voyage car entre les lieux fantasmés et la réalité, il y a parfois des désillusions liées la présence de l'industrie du tourisme. Sylvie Brunel raconte un voyage d'un mois en famille. J'aurai du mal à le qualifier de tour du monde car ils ne sont restés que quelques jours dans chaque pays ! Nécessairement, ils se sont cantonnés aux lieux très touristiques et attractions phares. Ils n'ont pas pu aller à la rencontre des habitants, se perdre dans des petites villes qui ne voient pas beaucoup d'étrangers. Malgré tout, ses réflexions sur l'industrie du tourisme sont fondées et justes : le monde est de plus en plus façonné pour accueillir les vacanciers et beaucoup de lieux perdent leur authenticité. On pourrait s'en offusquer et regretter l'époque où le tourisme n'était qu'un loisirs de privilégiés... Loin d'avoir cette idée, Sylvie Brunel vante les mérites d'un tourisme responsable et réfléchi. Un tourisme qui permet aux populations locales de vivre dignement et aux voyageurs de s'enrichir sans se sentir supérieurs aux locaux. Le ton employé est très drôle. Accompagné d'un appendice plus "géographique" au sens universitaire du terme, ce livre est intéressant pour qui s'intéresse au tourisme et à la mondialisation. Il est aussi une bonne première approche de la géographie pour ceux qui ont encore en tête la géographie scolaire de leur enfance, très éloignée de celle pratiquée aujourd'hui !

mardi 24 septembre 2013

Jean-François Parot - Le fantôme de la rue royale - 2001

* L'histoire :
Alors que la ville de Paris célèbre le mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette par un grand feu d'artifice, la fête se transforme en drame lorsqu'un incendie se déclenche. Les gens fuient affolés, des carrosses sont renversés. De nombreux décès sont à déplorer. En examinant les corps, l'inspecteur Nicolas Le Floch se rend compte que celui d'une jeune fille est différent des autres : il est certain qu'elle a été étranglée. Commence alors une enquête pour le moins déroutante pour Nicolas. En plongeant dans le quotidien de la famille de la jeune fille, il va vite s'apercevoir que tous ses membres ont quelque chose à cacher. D'autant plus que personne ne veut coopérer. Lorsque le surnaturel pénètre dans la demeure, l'enquête devient de plus en plus déroutante pour notre jeune inspecteur.


* Mon avis :
Je ne lis pas autant les histoires de Nicolas Le Floch autant que j'aimerai le faire. J'ai tellement de livres en attente ! Pourtant, j'adore cette série. Comme dans les deux précédents romans que j'ai lus, j'ai particulièrement apprécié le détail avec lequel l'époque est dépeinte. La grande histoire se mêle habilement au roman et on en apprend beaucoup sur le quotidien de l'époque. Le style fait également partie des gros points forts de Jean-François Parot. C'est un style très travaillé, notamment dans les dialogues, qui sont très proches du français parlé au XVIIIe siècle, mais loin d'être inaccessibles. Nicolas Le Floch est un personnage très sympathique. Surtout, dans ce cas, l'histoire mêle le suspens de l'enquête policière au paranormal. Et ces deux éléments m'ont vraiment captivée !