Classement par auteur

mardi 22 mars 2016

Camilla Läckberg - La faiseuse d'anges - 2014

* L'histoire :
Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de traces. La table du dîner est soigneusement dressée, mais tous se sont volatilisés, à l’exception de la fillette d’un an et demi, Ebba. Sont-ils victimes d’un crime ou sont-ils tous partis de leur plein gré ? L’énigme ne sera jamais résolue. Des années plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Les vieux secrets de la propriété ne vont pas tarder à ressurgir…

* Mon avis :
Pas de grosse surprise avec le dernier Camilla Läckberg. Le style est bien rodé et l'efficacité prouvée. Certains pourraient se lasser mais je reconnais que je retrouve toujours les personnages avec ce sentiment de retrouver des gens que je connais... Une intrigue bien ficelée, même si les passages concernant le passé auraient être plus fouillés.

Wally Lamb - La puissance des vaincus - 2000

* L'histoire :
Le 12 octobre 1990, Thomas Birdsey entre dans la bibliothèque de Three Rivers et, devant les lecteurs terrorisés, s'ampute de la main : un acte religieux, dira-t-il, afin de protester contre l'intervention militaire américaine en Irak. Il est interné dans un établissement psychiatrique de haute sécurité, d'où son frère jumeau, Dominick va tenter de le faire sortir. Dominick a toujours lutté afin d'affirmer sa différence face à Thomas, l'enfant fragile, trop protégé par leur mère et peu armé pour affronter le monde ou la violence de leur beau-père. Mais, depuis les premiers signes des troubles mentaux de Thomas, Dominick l'a aussi porté à bout de bras, enrageant de lui sacrifier sa propre vie. Terrifié par le mélange d'amour et de haine que lui inspire ce double négatif de lui-même, il est dévoré de culpabilité. Afin de trouver des réponses à la folie de son frère, Dominick, avec l'aide de la psychiatre de Thomas, va accepter de relire leur histoire familiale. Une plongée dans leur passé d'enfants illégitimes qui l'entraîne jusque sur les traces d'un terrible grand-père sicilien. Là, peut-être, dans les douloureux secrets d'autrefois, trouvera-t-il enfin la clé de leur identité...

* Mon avis :
C'est un livre qui m'a été offert par mon amie Johanne. J'ai donc débuté la lecture avec un a priori forcément positif ! L'effet ne s'est pas dissipé au fil de la lecture. Il s'agit d'un roman dense de près de 700 pages qui mêle habilement différents temps de l'histoire de ces deux frères. La psychologie de Dominick est notamment abordée avec justesse : comment vivre lorsque son frère jumeau est fou ? Quelle positionnement adopter vis-à-vis de lui ? Le récit a pris une profondeur supplémentaire lorsque Dominick va se plonger dans l'histoire familiale. Leur mère n'a jamais voulu leur révéler l'identité de leur père ; leur beau-père était violent et l'aura du grand-père sicilien plane encore sur eux de longues années après sa mort... Un passé dense et difficile qui lui permettra peut-être de mieux se connaître. C'est une belle découverte !

lundi 29 février 2016

Jean-François Parot - Le crime de l'hôtel Saint-Florentin - 2004

* L'histoire :
Nicolas Le Floch traverse une période difficile : Louis XV est mort et Sartine quitte ses fonctions de Lieutenant Général de Police pour rejoindre celles de Secrétaire d'Etat à la Marine.
Désormais sous les ordres d'un certain Le Noir, Nicolas doit enquêter sur un crime commis à l'Hôtel de M. de Saint-Florentin, ministre du nouveau Roi.
Sa quête va le conduire à Paris, hors les murs, chez des éleveurs de bestiaux, et à Versailles, où il assurera sa position auprès de Louis XVI.
Fiacre fantôme, meurtres en série, étonnante arme du crime ponctuent cette aventure où se mêlent l'argent, la débauche, l'espionnage et toutes les folies d'une jeune Cour où perdurent rivalités et affrontements anciens.

* Mon avis :
Dans la lignée des autres ouvrages de la saga, Le crime de l'hôtel Saint-Florentin nous plonge avec délices dans le Paris et le Versailles de la fin du XVIIIe siècle. C'est le premier roman qui se déroule sous le règne de Louis XVI et je suis de plus en plus impatiente de voir les années défiler en vue de la Révolution. Sinon, tout est maîtrisé, comme d'habitude !

Jean-Christophe Grangé - Miserere - 2008

* L'histoire : 
"Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal."

Étrange assassinat d'un chef de chorale d'origine chilienne dans l'église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de chœur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d'Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36...
Pour mener l'enquête, deux flics borderline comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

* Mon avis : 
Ce roman m'a fait l'effet d'un coup de poing tant il est captivant et violent. J'ai été fascinée par l'enquête qui mêle des crimes étranges, le passé peu glorieux de la dictature chilienne et l'univers sectaire. Je l'ai lu d'une traite bien que plusieurs passages m'aient vraiment dérangée par leur côté sordide. Je ne connaissais pas l'auteur des fameuses Rivières Pourpres et je dois dire que je suis conquise et que je le recommande vivement !

mercredi 27 janvier 2016

Alexis Lecaye - Les dames - 2002/2014

 Cette chronique regroupe les six romans de la série "Les dames" d'Alexis Lecaye.

* L'histoire :
Dame de cœur : 
Roselyne, trente-deux ans, est une victime-née. Battue par son mari, psychopathe en herbe, elle n’attend qu’une chose : qu’il la libère enfin d’une existence trop pesante. Commissaire à la brigade criminelle, Martin a perdu le feu sacré. Sa vie privée n’a jamais été aussi compliquée et son travail est devenu plus source d’angoisse que de satisfaction. Le meurtre d’une ravissante jeune femme, aussi violent que gratuit en apparence, réveille sa haine du crime et de l’injustice.
 
Dame de pique :
L’un après l’autre, les clients d’un détective privé sont torturés et éliminés. Très vite, le commissaire Martin et son adjointe Jeannette ont la conviction que le tueur qu’ils recherchent est une femme. A quelle logique obéit-elle ? D’où tire-t-elle sa puissance et son impunité ? Comment réussiront-ils à traquer et à mettre hors d’état de nuire une proie si redoutable ? 

Dame de carreau :
A Paris, une jeune femme est agressée dans la cour de son immeuble. Bâillonnée et jetée dans le coffre d'une voiture, elle se retrouve attachée sur un lit, nue, à la merci d'un cinglé cagoulé qui lui fait écouter du Mozart. Elle croit sa dernière heure arrivée et pourtant, au milieu de la nuit, elle est libérée, saine et sauve et n'a subit aucunes sévices. C'est avec une perplexité grandissante que le commissaire Martin écoute le récit de cette jeune femme, qui, bien que fragilisée nerveusement, n'a rien de l'affabulatrice type. Jeannette, l'adjointe du commissaire, part rapidement sur la piste de disparitions de jeunes femmes jamais élucidées. Les similitudes entre les différentes affaires sont minces mais Jeannette a prouvé souvent que son instinct la trahissait peu voire jamais. Martin et elle partent alors sur la trace d'un criminel récidiviste et s'il y a peu d'indices, ils ont néanmoins un avantage rare : un témoin de premier choix en la personne de la victime qu'ils espèrent bien être la dernière.
 
Dame de trèfle :
Une jeune femme inconnue est découverte dans le coma au bas d'un pont de Paris, baignant dans une mare de sang qui n'est pas le sien. Qui est la victime ? D'où vient ce tortionnaire au magnétisme irrésistible qui traque et élimine les témoins ? Que cherche-t-il ?
Alors que l'enquête démarre, la vie du commissaire Martin, nouveau père et plus que jamais amoureux, est toujours aussi compliquée... Martin et ses équipiers vont bientôt découvrir qu'ils sont engagés dans une course sans merci avec un manipulateur-assassin aussi terrifiant qu'insaisissable. L'enjeu : deux enfants, perdus dans la ville...

Dame d'atout :
Le commissaire Martin est appelé au milieu de la nuit : le corps d’une fillette vient d’être retrouvé sur le périphérique entre Paris et Pantin. Malgré ses années de service, Martin ne peut s’habituer aux meurtres d’enfants et c’est animé d’une rage folle qu’il se rend sur les lieux du crime. Très vite, l’enquête le conduit au domicile d’un certain Akim Fédiche. Mais l’homme, récemment sorti de prison, semble impossible à confondre et les recherches pour l’interroger restent vaines. Jusqu’à ce qu’on le retrouve pendu, en pleine forêt, à une centaine de kilomètres de Paris dans un simulacre de suicide…

Dame de feu :
Un tueur anonyme exécute huit personnes dans le bus 86, boulevard Henri-IV à Paris. Le commissaire Martin apprend le soir même que sa compagne Marion fait partie des victimes. Au fin fond de la région parisienne, dans la campagne du Vexin, un adolescent vit une folle passion avec la mère de son meilleur ami. Quel terrible secret lie cet amour éperdu au massacre ?

* Mon avis :
J'ai choisi de chroniquer ces six romans ensemble pour la simple et bonne raison que je les ai enchaînés comme l'on regarde à la suite les épisodes d'une série télévisée qui nous rend accro. Et pourtant, ils étaient mal partis ces romans dans ma bibliothèque !! Prêtés par ma mère il y a plus de trois ans, je n'y touchais que pour les dépoussiérer. Je n'étais absolument pas emballée par la couverture, les titres et la quatrième de couverture. Mais comme je n'aime pas rendre un livre que l'on m'a prêté sans au moins avoir essayé de le lire, je me suis enfin décidée à m'y mettre. Et là, ça a été la révélation. Le choc. J'ai tout de suite été emballée par le rythme des enquêtes et leur côté sordide. Toutes ont ce point commun de mettre en lumière l'atrocité de faits cachés parmi un quotidien aux apparences anodines. Le fait-divers des journaux dans toute sa splendeur mais avec un degré de complexité qui le transforme en base de bon polar. Y compris lorsque l'aspect "tueur en série" est présent, la crédibilité est au rendez-vous. Attention, on est loin, très loin des auteurs nordiques ! Il faut vraiment lire ces romans en ayant à l'esprit qu'il s'agit de polars "à la française", ancrés dans des représentations familières, tant dans les caractères et dans le quotidien des personnages que dans les lieux traversés par les enquêtes. Il se trouve que par le plus grand des hasards, le commissaire Martin est amené à aller dans des lieux que je connais très bien pour y avoir travaillé quotidiennement pendant quatre ans : Les Mureaux, Meulan, le Vexin. C'est très troublant de lire des descriptions de rues, de gares, de places que j'ai moi-même arpentées ! J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour Martin et pour Jeannette, qui sont des personnages aux traits de caractères bien travaillés. Surtout, les intrigues sont trépidantes et Lecaye maîtrise à merveille la fameuse technique du "page turner" qui vous pousse à enchaîner les chapitres pour connaître la suite de l'histoire !

dimanche 17 janvier 2016

Ken Follett - Le pays de la liberté - 1996

* L'histoire :
Depuis sa plus tendre enfance, Mack McAsh passe ses heures de veille au fond du puits de la mine de charbon des Jamisson, en Ecosse. Alors que le jeune homme brûle du désir de s'évader de cet enfer sur terre, il trouve un appui inespéré en la personne de Lizzie Hallim, une jeune aristocrate aussi belle qu'impulsive, qui ne sait comment échapper au poids des traditions et du mariage de convention auquel elle a dû consentir. Dans la société anglaise étriquée du XVIIe siècle, l'un et l'autre n'ont de choix qu'entre la soumission ou la révolte. Animé par une soif de justice inaltérable, Mack entre en conflit avec son propriétaire, puis avec le gouvernement britannique et se voit condamner à la déportation en Amérique. Le destin remet alors Mack et Lizzie l'un en face de l'autre, sur une terre de liberté à la mesure de leur passion.

* Mon avis :
D'emblée, le thème m'a captivée. Entre les mines de charbon d'Ecosse et les docks de Londres, les plantations d'Amérique à l'époque des Treize colonies et les Grandes Plaines. La lutte pour sortir de sa condition, s'élever socialement et faire triompher les libertés et l'amour sont des constantes dans les romans de Ken Follett qui sont ici bien adaptées à l'époque. Une fois de plus, les similitudes avec les autres sagas de l'auteur sont constantes, que ce soit dans la construction du roman ou dans les caractères des personnages. Ce n'est pas le meilleur de tous les romans écrits par l'auteur mais il se laisse apprécier par les fidèles du genre.

samedi 16 janvier 2016

Katherine Pancol - Muchachas - 2014

* L'histoire :
Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas !

* Mon avis :
Bon, j'ai presque honte à l'idée de publier une chronique sur Pancol... Je ne lis pas toujours des chefs d’œuvres mais là, il faut dire que l'on touche le plus bas niveau des romans de gare au vu de la réputation de cet auteur. J'avais déjà mis du Marc Levy me direz-vous !
Mais alors, pourquoi ?!
Contrairement à Marc Levy, je n'ai pas lu Muchachas pour me faire ma propre idée de l'auteur, non. Je connaissais déjà. J'avais lu la trilogie des "Yeux jaunes des crocodiles" il y a quelques années et j'avais trouvé ces livres divertissants, sans pour autant laisser une empreinte indélébile dans ma mémoire. Quand on m'a prêté celui-ci, je me suis dit "allez, pourquoi pas... ça se lit vite". Et finalement, j'ai détesté. Tellement détesté que j'ai mis des semaines à le lire. C'est très mal écrit et l'histoire est sans intérêt. Les personnages qui rendaient les premiers tomes sympathiques à la manière d'un téléfilm de l'après-midi sont délaissés au profit de l'histoire d'une inconnue, une femme battue par son mari dont l'on suit le calvaire. Mouais. C'est tellement mal écrit que cela en devient insipide.
Passez votre chemin !