Classement par auteur

lundi 23 février 2015

Emile Zola - L'oeuvre - 1886

Lu à Kuta Lombok, Indonésie (Novembre 2013)

* Présentation de l'éditeur :
Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier. Il est ici l’ami d’enfance du romancier Sandoz, personnage dans lequel Zola a mis beaucoup de lui-même. Avec Sandoz et d’autres peintres ou sculpteurs, Claude combat pour imposer une nouvelle forme de peinture, bien éloignée des canons néo-classiques qui ont la faveur des expositions officielles. Si certains d’entre eux réussissent finalement à s’imposer, Lantier va pour sa part d’échec en échec, demeurant incompris du public et souvent de ses propres amis.

* Mon avis :
Comme à son habitude, Zola m'a pris aux tripes. L'histoire de Claude Lantier est tragique. J'ai espéré, espéré tant bien que mal qu'il puisse connaître le succès... Et pourtant, je savais que ça n'arriverait pas ! C'est donc le récit d'une lente descente aux enfers. Au delà de la vie tourmentée de ce peintre, c'est le monde de l'art au XIXe siècle que nous découvrons. J'ai appris beaucoup sur la vie de ces artistes : sculpteurs, poètes, romanciers et peintres, qui tentèrent d'imposer leur vision du monde. Aujourd'hui encensés, ils étaient à l'époque décriés par la critique. Ce Zola mérite donc que l'on s'y attarde !

vendredi 6 février 2015

Jean-Michel Guenassia - La vie rêvée d'Ernesto G. - 2012

* Présentation de l'éditeur :
Paris-Alger-Prague. Des années 30 aux années 80. Des guinguettes de Joinville à la peste d'Alger, de la guerre à l'effondrement communiste. La trajectoire de Joseph Kaplan, fils et petit-fils de médecins juifs praguois, héros malgré lui, fataliste et optimiste à sa manière. Ses amours, ses engagements et ses désillusions. Et la rencontre qui bouleversa sa vie, celle qu'il fit avec un révolutionnaire cubain qui passa quelques temps en 1966 dans son sanatorium des environs de Prague, un certain Ernesto G., guerrier magnifique et déchu. Dans la lignée du Club des Incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia retrace avec talent le parcours insolite d'un héros malgré lui. On retrouve dans ce roman son art de la narration si particulier, où l'Histoire et l'intime se mêlent dans une fresque captivante et nostalgique.

* Mon avis :
Je stoppe momentanément le fil de mes compte-rendus de livres lus pendant mon voyage pour vous parler du roman que je viens de terminer. J'ai précisément 43 chroniques de retard sur mon blog et je sais que j'arriverai, tant bien que mal, à les rattraper. Ce matin, j'ai voulu écrire à vif ce que j'ai ressenti à la lecture de La vie rêvée d'Ernesto G. 

J'ai découvert Guenassia il y a environ six ans avec Le club des incorrigibles optimistes, quelques mois avant de commencer ce blog. Ce livre m'avait profondément touchée et émue. Lorsque j'ai su que Guenassia avait repris la plume, je me suis empressée d'acheter son second roman pour l'offrir à ma soeur, qui avait aussi beaucoup aimé "Le club". 

Deux ans après ce Noël, c'est avec plaisir que j'ai ouvert le gros volume, intriguée par ce titre qui fleure bon les cigares cubains et la poudre des armes à feu des guérilleros. Sauf que le héros s'appelle Joseph, c'est un jeune médecin Pragois et, au milieu des années 30, il quitte la jeune Tchécoslovaquie pour faire ses études à Paris. C'est l'époque du Front populaire, des soirées passées à danser la valse et le tango de Gardel, et de la guerre d'Espagne. Joseph, très politisé, hésite à partir, et puis non, il accepte un poste à l'institut Pasteur d'Alger. C'est cette partie du livre qui m'a le plus marquée : la découverte de la ville blanche. Alger, préfecture française. Alger festive et rieuse. Et puis la guerre, la fuite de Joseph, juif, dans un endroit caché. Là, il prend le relais de la narration et c'est son journal de bord que nous lisons, avec entrain et curiosité. Le héros peu attachant, bourreau de travail, peu amène aux relations avec ses semblables, un peu goujat avec les femmes, devient à nos yeux touchant d'humanité. Et au retour, il est changé. 

Je ne rentre pas beaucoup plus dans les détails de l'histoire. Tout ce que je peux vous dire c'est que Joseph va traverser le siècle et, comme dans Le club des incorrigibles optimistes, nous découvrons avec stupeur et horreur la vie sous un régime communiste. 

J'ai longtemps eu le sentiment de ne pas trop m’accrocher aux personnages, j'ai aussi été déçue par la "disparition" de certains, le caractère peu attachant d'autres, et puis tout à coup j'ai compris. Et j'ai été bouleversée. Joseph est bien un héros malgré lui. Sa famille, ses amis, sont tous des victimes de l'Histoire, la grande. Leur vie a été façonnée par ce XXe siècle violent et tourmenté. Le mot "désenchantement" écrit en quatrième de couverture résume à merveille cette histoire. Alors même si je l'ai trouvé un poil en dessous de son premier roman, La vie rêvée d'Ernesto G. prouve à quel point Guenassia est un très grand romancier. C'est un livre romanesque comme je les aime, qui vous transporte dans le temps, aux côtés de gens si attachants (finalement !) qu'on pleure en refermant les pages du livre. 

Et Ernesto alors, que vient-il faire là ?!! Je vous laisse la surprise... Sa présence semble à première vue anecdotique, qui plus est dans le titre du livre, mais elle est belle et bien justifiée !

mardi 3 février 2015

Henning Mankel - Les chaussures italiennes - 2009

Livre lu à Gili Meno, Indonésie (Novembre 2013)

* Présentation de l'éditeur :
A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer. Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.

* Mon avis :
Ohlala j'ai lu ce livre il y a plus d'un an (il FAUT que je mette à jour mon blog !) et je dois dire que cette histoire ne m'a pas beaucoup marquée. Je me revois en train de le lire sur cette jolie plage d'Indonésie où j'ai lu trois livres en trois jours (sur ce petit caillou, il n'y avait pas grand chose d'autre à faire à part se détendre !) et je me souviens avoir ressenti un vrai décalage entre l'ambiance froide des hivers suédois et le climat tropical qui baigne Gili Meno en novembre... Je me remémore bien l'histoire mais je ne revois pas quelque chose qui m'ait interpellée au point que je conseillerai ce livre. 
J'espère que cet avis n'est pas trop dénué d'utilité ! Si vous l'avez lu, n'hésitez pas !

jeudi 30 octobre 2014

Serge Brussolo - Les rêveurs d'ombre - 1991

Livre lu à Gili Meno, Indonésie (Novembre 2013)

* Présentation de l'éditeur :
Être infirmière dans un hospice, ce n'est pas drôle, surtout quand il faut servir de demoiselle de compagnie à des vieillards irascibles et méchants qui n'hésitent pas à vous frapper quand ils sont mécontents des histoires que vous leur lisez ... Non, veiller sur de vieux insomniaques ce n'est pas drôle du tout ; c'est même franchement inquiétant quand surgit un nouveau pensionnaire dont la voix étrange, inhumaine, semble plonger tous les retraités dans un sommeil proche du coma... En fait, travailler dans un hospice, ça devient carrément terrifiant quand cette voix d'outre-tombe se met à provoquer la mort des animaux du voisinage.
* Mon avis:
Bon, je ne suis pas familière des romans d'horreur. Je n'ai donc pas vraiment de référentiel dans le genre pour comparer avec Les rêveurs d'ombre. Pour autant, ce livre a rempli une partie de son contrat : me faire frémir. Certains passages sont vraiment terrifiants. Mais beaucoup tournent au ridicule au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'intrigue et c'est fort dommage car le thème de départ, qui tourne autour de ce vieux monsieur étrange, est vraiment intéressant. Il aurait pu être crédible (et donc faire très peur) mais devient risible à partir des 2/3 du livre. Je reste donc sur ma faim.

mardi 28 octobre 2014

Grégoire Delacourt - La liste de mes envies - 2012

Livre lu à Gili Meno, Indonésie (Novembre 2013)

* Présentation de l'éditeur :
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

* Mon avis :
Coup de cœur ! C'est une histoire délicate et très touchante. Elle se lit en quelques heures, le temps d'un après-midi à la plage ou d'un trajet en train, mais reste dans un coin de la tête. Grégoire Delacourt traite avec talent et sensibilité des émotions et des évènements de la vie, heureuses nouvelles et coups durs. On s'attache à Jocelyne et on éprouve beaucoup d'empathie pour elle.

Et vous, quelle serait la liste de vos envies ?!
De mon côté, je n'avais pas attendu de lire celle de Joséphine pour rédiger quelques points sur mon petit carnet de voyage...

lundi 27 octobre 2014

John Grisham - La loi du plus faible - 1998

Livre lu à Bali, Indonésie (Novembre 2013)

* Présentation de l'éditeur
Il avait toutes les cartes en main pour devenir l'un de ces riches associés sans états d'âme qui font prospérer les gros cabinets juridiques de Washington. Une prise d'otages commise par un S.D.F. désespéré va totalement bouleverser sa vie... Le mettre face à la réalité de ces milliers d'exclus que personne n'écoute. Faire voler en éclats son existence de jeune avocat d'affaires ambitieux et talentueux. Et l'entraîner dans un bras de fer à hauts risques contre son ancien employeur afin que triomphe une certaine idée de la justice : la défense du plus faible.

* Mon avis :
Je découvre avec ce roman cette grande star du thriller qu'est John Grisham. C'est Christelle, une voyageuse suisse avec qui j'ai noué des liens d'amitié, qui me l'a prêté pendant notre séjour commun à Bali (nous avons en effet parcouru l'île ensemble avec nos conjoints respectifs !). 
Près d'un an après avoir lu ce livre, voici les impressions qui m'en restent :
Je n'ai pas été emballée de façon trépidante par l'histoire. J'ai besoin d'apprécier les personnages d'un roman, en m'identifiant à eux notamment. Quand je ne m'identifie pas aux héros, ce qui me plaît c'est apprendre, m'enrichir. Ici, j'ai découvert le milieu des affaires new-yorkais et celui des exclus de cette société, les Noirs, les sans-abris, les toxicomanes. Les passages concernant les grands cabinets d'avocats m'ont rappelé quelques films comme L'associé du diable avec Keanu Reeves ou encore Philadelphia avec Tom Hanks et Denzel Washington. Pour autant, je n'ai pas été séduite par cette histoire, ces thématiques ne m'intéressant pas vraiment... surtout à Bali !

lundi 6 octobre 2014

Patricia MacDonald - Expiation - 1996

Lu à l'aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie). 
 
* Présentation de l'éditeur :
Injustement accusée du meurtre de son amant, Maggie sort de prison après douze années de souffrances, bien décidée à refaire sa vie, dans la petite ville de Nouvelle-Angleterre où elle a trouvé un emploi de journaliste.
Mais si un amour naissant lui rend l'espoir, elle doit bientôt affronter l'hostilité des habitants, la suspicion de ses collègues... et, surtout, les agissements d'un ennemi secret, qui semble tout connaître de son passé et la poursuivre d'une haine inexpiable...

* Mon avis :
J'ai trouvé ce livre par hasard sur les étagères de la petite bibliothèque d'une auberge de jeunesse. Ce fut donc un choix par défaut ! Moyennement emballée par Rapt de nuit lu il y a quelques semaines, je me suis pourtant attelé à la lecture d'Expiation en attendant mon vol pour Jakarta. Il a rempli son contrat : me faire passer le temps. Mais à part ça, ce n'est pas très folichon. On retrouve le même schéma que dans Rapt de nuit (et j'ai peur que ce soit le cas dans tous ses livres !). Franchement, si vous cherchez des bons thrillers, il y a bien mieux que Patricia MacDonald !